Trois petits cochons 2008 (Part III et fin)
L’insatiable gros méchant loup se disa qu’il serait peut-être bon pour lui de disparaître un brin, question de se faire oublier. En effet, les policiers au fait des larcins commis en série avaient décidés sans raison de fouiller comme ça les apparts du quartier St-Michel.
Le loup jeta son dévolu en campagne, il piaulerait dans une grange pour quelques temps. Direction Pierrefonds
Le loup installa ses pénates et vit au loin, une jolie résidence cossue en brique qui devait valoir dans les 7 chiffres. Il se demanda: “Que diantre un tel château peut bien faire dans ce lieu si profond gorgeant de délicieux lapins?”
Il décida d’aller zieuter la cabane et de se faire une idée de la manière dont il s’y prendrait afin d’entrer dans ce lieu du luxe.
En s’approchant, il observa les propriétaires Monsieur et Madame cochon ainsi que leur 1,7 enfants quitter les lieux à bord de l’énergivore Hummer II. “Voilà ma chance maintenant de m’emplir les poches et d’enfin pouvoir prendre ma retraite!” Voyez-vous, c’est que le gros méchant loup approchait la soixante-dizaine mais il se devait de continuer à trouver du pognon étant donné les faibles rentes de la RRQ et les fonds placés avec Norbourg dont il s’était retrouvé floué.
Il arriva devant la porte et dit: “Petit Cochon, je vais fesser sur ta porte blindée triple épaisseur de château de 2 millions si fort qu’elle va s’ouvrir devant moi!”
Les caméras du système d’alarme se mirent en branle et pointèrent vers le porche. Trop tard… Le loup ayant dans ses poches un diplôme en informatique ainsi qu’en électronique avait bypassé le système d’alarme en un tour de main. Une fois à l’intérieur, le loup se croyait dans la caverne d’Ali-Baba. Il appella alors son beau frère, déménageur au noir, sur son cellulaire (Pas con quand même le loup
)
Le beau-frère stationna son 53 pieds devant la résidence hors de prix et entreprena avec le loup de vider au grand complet chaque pièces digne de la revue DécorMag.
La morale de cette histoire: Quand on a rien on peut pas rien perdre. Et c’est quand on perds quelque chose qu’on se rends compte vraiment de sa juste valeur
(Désolé pour la morale… Mais n’oubliez pas que c’était une histoire pour ma plus vieille
)
